mercredi 18 juin 2014

7 jours de silence et de méditation...


Extrait d'une note avant le départ : « Je suis curieuse de savoir ce que va m'apporter la retraite silencieuse, si ça va m'apaiser. Je souhaite faire quelque chose de bien de ma vie, pouvoir regarder en arrière et être sereine, être contente de ce que j'ai accompli et de ce qu'il me reste à accomplir. »
Les 3 premiers jours ont été difficile... La cigarette me manquait... La lecture, le sport, l'écriture... Tout me manquait... D'ailleurs j'ai triché... J'ai fumé, seulement 3 fois je vous jure... Puis j'ai lu... Mais c'était une livre sur le mouvement Boudhiste zen au Japon... Allez...c'est pas trop grave, n'est ce pas ? (bon ok peu importe, j'ai triché, j'accepte mon erreur) Et j'ai également écris... Puis j'ai pas pu m'empécher de faire un peu de muscu le soir... mais seulement 2 fois...hum... J'ai pas été très forte ! Je me demandais même comment j'allais tenir 7 jours...
Extrait d'une note le 2° jour : « Je ne sais pas ce que je fais ici...Interdit de parler, de lire, écrire, écouter de la musique... Je me fais chier !!! J'ai pas l'impression que la méditation m'apporte quelque chose... »

Puis à un moment donné, tout c'est éclaircie, j'ai su que j'étais exactement là ou je devais être. C'était logique, tout était logique. Tout était à sa place, en harmonie, tout était clair, il ne pouvait en être autrement, c'était normal. Je ne sais comment décrire ce que j'ai ressentie. Comme si tout était expliqué, qu'il n'y avait plus de question sur le fonctionnement du monde, c'était comme ça et c'est tout. J'étais sereine, en paix avec moi même, en harmonie avec tous les éléments.
Extrait d'une note le 3° jour : « J'ai l'impression de sortir du tunnel, la sortie est dans le brouillard mais c'est pas grave je sais que le soleil se lèvera encore une fois. Je suis exactement là ou je dois être. J'avance, je suis heureuse, si je regarde en arrière c'est pas si mal, un peu décousu mais c'est ma vie, et c'est ainsi. »

Ensuite l'intensité de ce sentiment a diminué, puis j'ai eu du mal à ne plus m'arrêter sur mes pensées, à faire le vide. Car dès le 5° jour, je ne pouvais m'empêcher de penser au jour du départ qui se rapprochait. Je m'attendais également à ressentir une nouvelle fois cette paix intérieure, or quand on médite, il ne faut rien attendre, juste le faire. Mais on a beau le savoir, ce n'est pas facile de se corriger !!!







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