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mardi 30 janvier 2018

Briefings

Briefings au siège à paris, briefing en capital à Islamabad avec l’équipe de coordination puis briefing sur le terrain à Peshawar avec l’équipe terrain….
Briefings contexte historique du pays
Briefings sécurité
Briefings historique de MSF dans le pays, de la mission, du projet
Briefings communication/réseau sociaux
Briefings admin
Briefings contexte santé  du pays, de la mission
Briefings médical pour la santé des expats
Et enfin briefing logistique….
2 jours au siège, 2 jours en capital, 3 jours sur le terrain puis enfin une semaine de passation !!!
Maintenant je vais pouvoir commencer !!!

lundi 29 janvier 2018

Première sortie...

Hier soir mon prédécesseur a invité la team log au restaurant afin de profiter de sa dernière soirée à Peshawar. Je vous présente donc mes collègues. Après 15 jours de briefings cela m'a fait le plus grand bien, j'ai pu découvrir une autre facette de mon équipe ! Ce sont de joyeux gay lurrons ! Je sens que je vais bien m'amuser… et comme la soirée était vraiment sympa, ils ont décidé de faire une pizza party des le lendemain au bureau, pour une soirée de bienvenue. J'ai l'impression que toutes les occasions sont bonnes ! Rendez vous à 19h au bureau. Ok, au moment où j'arrive, je les vois devant la voiture, à m'attendre, en fait ils m'invitent au resto, ils ont réservé  une voiture avec un de nos chauffeurs. Cool :-)  ah non, attendez, je me remet dans la peau du log manager, il faut que je demande si l’endroit où on va est validé pour la sécu. C'est bon, on peut y aller. ça fait quand même bizarre dans ce pays de se retrouver la seule femme au milieu de 5 hommes. Je me rencontre (un peu comme au Mali) qu'ici, avant d’être une femme je suis une étrangère, ce qui me permet plus de liberté, c'est pas plus mal !

dimanche 21 janvier 2018

Shawar kameez ou l'habit traditionnel


J'ameliore le portage du voile
Très coloré,  on sent parfois l'influence indienne, confortable, mais un peu  chaud ! Je vous présente le shawar kameez. Shawar signifie le pantalon et kameez c'est la chemise. À Islamabad nous pouvons sortir sans porter le foulard sur nos cheveux, et on peut même être en habit occidentaux par contre les vêtements doivent quand même être amples, les bras couvert jusqu’au coude, le décolleté couvert avec une écharpe, les hanches et les fesses cachées. Bon, autant porter la  kameez courte (mi-cuisse) sur un jean c'est plus simple ! 
Par contre à Peshawar, les cheveux doivent toujours être cachés, la kameez doit arriver au genoux et il est préférable de porter un pantalon large en dessous. Ce qu'on appelle le shawar kameez

samedi 20 janvier 2018

Au coeur d'une famille pachtoune

À peine arrivée à Peshawar, me voila invitée dans une famille pachtoune pour la naissance du 5e enfant d'un de nos collègues local. Pour l'occasion toutes les femmes expats de la mission ont été invité chez lui. Il est très rare pour les pakistanais d'inviter des étrangers chez eux. C’est un peu comme dans le nord de la France, au niveau relationnel les choses prennent du temps. Nous mesurons bien la chance que nous avons. Nous voilà donc parties à 4 en visite dans un quartier de Peshawar. Il nous fait visiter sa maison. Ici vivent plusieurs familles. Sa famille à lui (composée de ses deux femmes, de ses filles jumelles, de ses fils jumeaux et de sa dernière née il y a 2 semaines à peine) Ainsi que la famille de son grand frère, ses deux femmes et ses 4 enfants. Cela fait une sacrée famille. Il nous explique qu'ici ce sont des familles unis. S'il doit s'absenter plusieurs jours pour le travail, le reste de la famille prend soins de ses enfants, si sa femme est malade, ses belles sœurs feront son travail à sa place. Pas besoin de baby  sitter ! Nous prenons le thé accompagné de dates, amandes fraîches, et autre noix. Puis nous visitons sa maison. Il possède un bel élevage de pigeons, paraît que c'est courant ici, je demanderai ce qu'ils en font plus tard, pour le moment j'observe. On visite la chambre d'amis, où l'on rencontre son père ainsi que notre chauffeur qui est bien accueilli en nous attendant. Dans les chambres parentales, où les enfants dorment avec les parents, nous apercevons dans une étagère vitrée toutsleur cadeaux de mariage. Ici la coutume est d'exposer sa vaisselle de mariage sur des étagères dans la chambre. Les lits sont ornés des décorations du mariage, qu'ils peuvent garder pendant des années. C'est … waouh. ..assez kitsch ! Lol
Ensuite nous nous installons pour manger, par terre sur un tapis plastifié, au menu nous avons de la salade, du riz genre biriami, du dhal, de la sauce au yaourt. C'est excellent. Le tout accompagné  de pain genre mit à, tout juste sorti du four. Humm… un délice 
Pour nous remercier des cadeaux de naissance que nous leur avons fait sa belle sœur se lance pour nous faire des tatouages au henné. Normalement toute la main en est couverte, cela porte bonheur, chance. 
Ce fut une agréable soirée, au cœur d'une famille pachtoune. Les filles me rappellent que c'est vraiment une chance car normalement nous ne sommes pas autorisée à aller dans ce genre de quartiers. 

vendredi 19 janvier 2018

Pollution

Islamabad fait partie des villes les plus polluées au monde. Un nuage de pollution recouvre constamment la ville.
Mais ou sont les montagnes?

Derrière le nuage de pollution!


jeudi 18 janvier 2018

Premier : jour repos

La maison est agréable, chaque expats à sa propre chambre et sa propre salle de bain. Ce n'est pas le cas dans toutes les missions. Je viens de passer une nuit Blanche, il est 10h du mat. compréhensif mon équipe me laisse me reposer, les briefings commenceront demain. Dans chaque maison d'expatriés nous avons un gardien, une femme de ménage et un cuisinier. Chaque mois nous donnons 80% de nos indemnités de vie sur place dans la boxe Food. Ce n'est pas facile la colocation, encore moins avec ses collègues de bureau, alors pour éviter les prises de tête entre nous il est indispensable de régler les problèmes de ménage de bouffe et d'argent.
Dans ma chambre je trouve un plan d’Islamabad, avec quelques règles de sécurité  qui régissent mes mouvements, notamment les quartiers dans lesquels je peux aller, le couvre feux, les quartiers dans lesquels je ne peux pas aller, les comportements que je ne peux pas avoir, les règles vestimentaires… je trouve également une tenue traditionnelle pour pouvoir sortir ainsi qu'un  téléphone avec une liste de tous les contacts de la mission que je dois obligatoirement garder chargé toujours sur moi. On me donne de quoi m’acheter des habits traditionnels et on m’emmène faire du shopping. Assez rapide le shopping, il suffit de choisir la couleur que l'on souhaite vue que les habits ont tous la même forme  !!!

Arrivée à islamabad

Dès l'atterrissage on peut observer la forte présence militaire. D'innombrables avions de l’armée partage le tarmac avec les avions de tourisme. À la frontière de l’aéroport on observe les murs d’enceinte d'une caserne, avec les fils barbelés. Officiellement 
les militaires ne prennent plus part aux décisions politiques, cependant  on sent leur présence. Je n'ai jamais été en Allemagne de l'est avant la chute du mur, mais c'est exactement comme ça que je m’imaginais la RDA.
Arrivée à l’aéroport je commence à remplir la feuille pour le service immigration. Je vois une personne qui attend à côté de moi, bon elle doit certainement attendre mon stylo. Ah ah, et bien non, il me demande de remplir sa feuille à l'aide de son passeport. Ok, me voilà secrétaire ! Lol, puis une autre personne me demande également, cette fois si avec un passeport afghan, la traduction en est un peu plus compliquée. Notamment il s'ouvre dans le sens inverse des livres occidentaux, eh oui, évidemment vu que l'écriture arabe se lit de droite à gauche, fallait y penser ^^
j'arrive donc au bureau du douanier en dernier, il ne reste plus que moi à passer, ce qui veut dire que le contrôle du passeport se fait assez rapidement. Et bien que né ni, le douanier prend mon passeport, le passe dans sa machine puis fait la même sur le bureau d’à côté, puis le montre à ses collègues. Heu… il y a un problème avec mon passeport ? Aucune réponse, je le vois partir avec afin de le montrer à son supérieur. Et je vois l’aéroport se vider, les passagers de mon vol ont tous déjà récupéré leur bagages, ils ont tous partis… il ne reste plus que moi… et une dizaine de douaniers, et quelques militaires… dans un aéroport assez glauque, ressemblant plus à l'aéroport de Bamako ou de N'Djamena qu'à celui de Doha  ! hum… un peu stressant quand même !! Finalement le chef vient me rendre mon passeport et il m'explique qu'ils n’ont pas l’habitude de voir 3 prénoms, et que ça ne passe pas dans leur informatique. Ouf, ce n'est que ça !
Enfin je sors de l’aéroport. J’aperçois une pancarte avec mon nom, trop bien, tout se passe bien. Et me voilà dans la voiture, tiens c'est vrai qu'il roule à gauche, ah oui, ancienne colonie britannique. C’est fou d’être surpris par des choses Que l'on sait. 
Sur la route je m’aperçois que les infrastructures routières et électriques ressemblent en quelque sorte à celles du Mali, à la différence que le trafic routier est essentiellement composé de Toyota et Suzuki.
Arrivée à la maison, le gardien se présente, me prend mes bagages et m’emmène à l’intérieure de la maison, à ce moment là, il me tend la main et m'accueille chaleureusement. Et oui,c'est vrai qu'ici il est mal vue d'avoir un contact physique entre deux personnes de sexe opposé. Il est plus prudent de se serrer la main en privé.

mercredi 17 janvier 2018

Paris-Doha


Première surprises : 

  • Les filles sont toutes voilées dans les publicités à la tv  !!!
  • L’aéroport de Doha est impressionnant tant en grandeur qu'en luxe, je pensais que celui de Dubaï était fou mais alors là, il y a compétition ! Des énormes aires de jeux pour les gamins, des shop de luxe partout, des spas, hôtels, etc… J'avais même oublié les ''espaces caviar''!!!
  • Choc des cultures dans cet aéroport. Dans la partie centrale on peut croiser des locaux en habit traditionnel qatarie au même titre que des touristes en partance pour des destinations de vacances telles que bangkok, on les repère bien ceux là  : en mini short/ débardeur ! Puis dès que l'on avance à l'intérieur du hall pour les destinations comme Islamabad, on s’aperçoit que subrepticement le voile remplace le mini short, jusqu’à l’arrivée
    devant les portes d'embarquement ou la burqa prend toute la place. Hum… ici commence l'adaptation : repérer les sièges libres isolés ou à côté des femmes/enfants. Il est interdit pour les femmes de s’asseoir à côté des hommes n'appartenant pas à leur famille et on repère facilement que je suis une femme seule ! De même dans le bus et dans l'avion. Il y’a des rangés qu'avec des femmes ou des enfants. Je prends note d'une bienveillance supérieur à notre culture envers les femmes et les personnes âgées.
  • J'adore l'habit traditionnel qatari, c'est magnifique, on se croirait dans le désert !!! Cela me fait déjà voyager !

Préparation d'une mission

Alors, comment ça se passe ?
Une fois recruté nous avons une semaine de formation au siège, commun à tous les métiers puis une semaine de formation spécifique à notre fonction. 
Ensuite l'attente commence, normalement dans les 3 mois qui suivent la formation nous recevons par mail une proposition de mission. Afin de nous aider à prendre notre décision nous recevons également une panoplie de documents comprenant entre autres, le contexte du pays, de la mission, le plan de sécurité , le descriptif de poste. Généralement nous partons 6 semaines après avoir reçu ce mail, ce qui nous laisse du temps pour faire notre visa mais surtout pour se préparer, se documenter sur le pays, les coutumes, les procédures, etc…
2 ou 3 jours avant le départ nous montons au siège afin de commencer les briefings. Généralement nous commençons par un rendez vous à Pasteur afin de vérifier notre état de santé et nos vaccinations, puis s’enchaîne les briefings avec les coordinateurs du siège. Cela nous permet de comprendre un peu mieux ce qu'on attend de nous, de comprendre un peu mieux le projet. Nous récupérons notre passeport ainsi que nos billets d'avion, notre carte MSF et notre t-shirt.
Puis juste avant de prendre l'avion nous passons au casier des départs afin d'emporter du matériel MSF pour la mission ou d'emmener des colis pour les expatriés déjà sur place. Si nous sommes bien surchargés nous pouvons prendre un taxi pour nous déposer à l'aéroport. Comme je transporte des vaccins, dans une glacière , j'eviterai de perdre du temps dans les transports parisiens et j’aurai le droit au taxi.
À l’aéroport je passe d'abord par la douane afin de détaxer le matériel que j'emporte puis hop, dans l'avion.

mardi 16 janvier 2018

Appréhension

Alors, qu'est ce qui me stress ?

Le stress est un moteur, il me permet de donner le meilleur de moi-même. Pour cela, il faut réussir à le gérer, pour ne pas qu'il prenne trop de place et qu'il me tétanise.

  • Peur de ne pas m’intégrer dans l’équipe : pour cela je dois faire des efforts de comportement
  • Peur de ne pas réussir à bien manager mon équipe : cela reviens un peu au même genre de peur que la première,  observation, communication et prise de recul seront mes meilleurs amis !!!
  • Peur de ne rien comprendre en anglais, car en face To face ça va à peu près mais en groupe c'est moins facile : reprendre des cours d'anglais en ligne
  • Peur de ne pas être assez compétente  : et bien je vais lire et relire les guide Line et tout se passera bien


lundi 15 janvier 2018

Log manager à Peshawar (Pakistan)

Première mission. Accomplissement d'un projet de plusieurs années.
 Il y a 5 ans, lorsque j'ai décidé de me lancer, je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps ! Pas après pas, avec quelques moments de sur place
 mais enfin le voyage arrive à sa fin. Même si cela ressemble plutôt à un début, pour moi cela reste l'accomplissement d'un projet. De mon projet de travailler dans l'humanitaire. Et quel bonheur de partir avec l’organisation la plus réputée au monde et dans une région qui attisait ma curiosité. Rien est arrivé par hasard, il n'y a pas de part de chance, c'est à force de persévérance, ou bien d'acharnement ! C'est pour avoir accès à ces zones en contexte anglophone que je suis partie en Nouvelle-Zélande et en Thaïlande apprendre l'anglais.  C'est pour pouvoir travailler dans cet organisation que j'ai repris mes études.