jeudi 1 février 2018

Premier jours d'école !

Premier jour en tant que log manager...
J'ai l'impression que ce n'est pas réel. Pincez-moi, je rêve… Ah non… je suis bien là… devant une quinzaine de pachtounes. Des grands gaillards avec de longues barbes blanches, un petit chapeau en guise de cheveux, des petits gaillards moustachus, le pakol bien enfoncé sur la tête, le regard sombre, l'air malicieux pour certains, le visage creusé pour d'autres, la peau mate. Quelques uns ont certainement combattus en Afghanistan, à l’époque « des kalachnikovs » pas si lointaine . Et moi, devant eux, avec mon foulard pas bien ajusté couvrant mes cheveux, mal à l'aise dans mon shawar kameez, à me présenter à eux, à leur parler de leur boulot, pourquoi ils sont là, pourquoi on a besoin d'eux.  Au fond de moi, ils m'intimident... 
C’était mon premier briefing avec les gardiens. Je les côtoie tous les jours mes gardiens. Quand je sors de la maison pour aller au bureau, ils sortent dans la rue et me surveillent, je suis bien encadré, un de chaque côté de la rue (j'ai environ 100m à parcourir) quand la rue est bondée ils m’accompagnent et m'aident à me frayer un chemin parmi les voitures, les microbus, les étudiants. Ils se transforment alors en guide que je suis au pas . Le soir, à la tombée de la nuit ils m’accompagnent aussi, la rue est plus calme alors ils en profitent pour me dire que cela fait 10 ans, 15 ans ou 25 ans qu'ils travaillent pour MSF . Ils doivent en avoir des choses à raconter, ils ont dû en voir passer des expats qui restent rarement plus de 9 mois. Et c'est moi, qui doit les managers, moi en première mission, première fois dans cette région.. . Où est ma légitimité ? 

mardi 30 janvier 2018

Briefings

Briefings au siège à paris, briefing en capital à Islamabad avec l’équipe de coordination puis briefing sur le terrain à Peshawar avec l’équipe terrain….
Briefings contexte historique du pays
Briefings sécurité
Briefings historique de MSF dans le pays, de la mission, du projet
Briefings communication/réseau sociaux
Briefings admin
Briefings contexte santé  du pays, de la mission
Briefings médical pour la santé des expats
Et enfin briefing logistique….
2 jours au siège, 2 jours en capital, 3 jours sur le terrain puis enfin une semaine de passation !!!
Maintenant je vais pouvoir commencer !!!

lundi 29 janvier 2018

Première sortie...

Hier soir mon prédécesseur a invité la team log au restaurant afin de profiter de sa dernière soirée à Peshawar. Je vous présente donc mes collègues. Après 15 jours de briefings cela m'a fait le plus grand bien, j'ai pu découvrir une autre facette de mon équipe ! Ce sont de joyeux gay lurrons ! Je sens que je vais bien m'amuser… et comme la soirée était vraiment sympa, ils ont décidé de faire une pizza party des le lendemain au bureau, pour une soirée de bienvenue. J'ai l'impression que toutes les occasions sont bonnes ! Rendez vous à 19h au bureau. Ok, au moment où j'arrive, je les vois devant la voiture, à m'attendre, en fait ils m'invitent au resto, ils ont réservé  une voiture avec un de nos chauffeurs. Cool :-)  ah non, attendez, je me remet dans la peau du log manager, il faut que je demande si l’endroit où on va est validé pour la sécu. C'est bon, on peut y aller. ça fait quand même bizarre dans ce pays de se retrouver la seule femme au milieu de 5 hommes. Je me rencontre (un peu comme au Mali) qu'ici, avant d’être une femme je suis une étrangère, ce qui me permet plus de liberté, c'est pas plus mal !

dimanche 21 janvier 2018

Shawar kameez ou l'habit traditionnel


J'ameliore le portage du voile
Très coloré,  on sent parfois l'influence indienne, confortable, mais un peu  chaud ! Je vous présente le shawar kameez. Shawar signifie le pantalon et kameez c'est la chemise. À Islamabad nous pouvons sortir sans porter le foulard sur nos cheveux, et on peut même être en habit occidentaux par contre les vêtements doivent quand même être amples, les bras couvert jusqu’au coude, le décolleté couvert avec une écharpe, les hanches et les fesses cachées. Bon, autant porter la  kameez courte (mi-cuisse) sur un jean c'est plus simple ! 
Par contre à Peshawar, les cheveux doivent toujours être cachés, la kameez doit arriver au genoux et il est préférable de porter un pantalon large en dessous. Ce qu'on appelle le shawar kameez

samedi 20 janvier 2018

Au coeur d'une famille pachtoune

À peine arrivée à Peshawar, me voila invitée dans une famille pachtoune pour la naissance du 5e enfant d'un de nos collègues local. Pour l'occasion toutes les femmes expats de la mission ont été invité chez lui. Il est très rare pour les pakistanais d'inviter des étrangers chez eux. C’est un peu comme dans le nord de la France, au niveau relationnel les choses prennent du temps. Nous mesurons bien la chance que nous avons. Nous voilà donc parties à 4 en visite dans un quartier de Peshawar. Il nous fait visiter sa maison. Ici vivent plusieurs familles. Sa famille à lui (composée de ses deux femmes, de ses filles jumelles, de ses fils jumeaux et de sa dernière née il y a 2 semaines à peine) Ainsi que la famille de son grand frère, ses deux femmes et ses 4 enfants. Cela fait une sacrée famille. Il nous explique qu'ici ce sont des familles unis. S'il doit s'absenter plusieurs jours pour le travail, le reste de la famille prend soins de ses enfants, si sa femme est malade, ses belles sœurs feront son travail à sa place. Pas besoin de baby  sitter ! Nous prenons le thé accompagné de dates, amandes fraîches, et autre noix. Puis nous visitons sa maison. Il possède un bel élevage de pigeons, paraît que c'est courant ici, je demanderai ce qu'ils en font plus tard, pour le moment j'observe. On visite la chambre d'amis, où l'on rencontre son père ainsi que notre chauffeur qui est bien accueilli en nous attendant. Dans les chambres parentales, où les enfants dorment avec les parents, nous apercevons dans une étagère vitrée toutsleur cadeaux de mariage. Ici la coutume est d'exposer sa vaisselle de mariage sur des étagères dans la chambre. Les lits sont ornés des décorations du mariage, qu'ils peuvent garder pendant des années. C'est … waouh. ..assez kitsch ! Lol
Ensuite nous nous installons pour manger, par terre sur un tapis plastifié, au menu nous avons de la salade, du riz genre biriami, du dhal, de la sauce au yaourt. C'est excellent. Le tout accompagné  de pain genre mit à, tout juste sorti du four. Humm… un délice 
Pour nous remercier des cadeaux de naissance que nous leur avons fait sa belle sœur se lance pour nous faire des tatouages au henné. Normalement toute la main en est couverte, cela porte bonheur, chance. 
Ce fut une agréable soirée, au cœur d'une famille pachtoune. Les filles me rappellent que c'est vraiment une chance car normalement nous ne sommes pas autorisée à aller dans ce genre de quartiers. 

vendredi 19 janvier 2018

Pollution

Islamabad fait partie des villes les plus polluées au monde. Un nuage de pollution recouvre constamment la ville.
Mais ou sont les montagnes?

Derrière le nuage de pollution!


jeudi 18 janvier 2018

Premier : jour repos

La maison est agréable, chaque expats à sa propre chambre et sa propre salle de bain. Ce n'est pas le cas dans toutes les missions. Je viens de passer une nuit Blanche, il est 10h du mat. compréhensif mon équipe me laisse me reposer, les briefings commenceront demain. Dans chaque maison d'expatriés nous avons un gardien, une femme de ménage et un cuisinier. Chaque mois nous donnons 80% de nos indemnités de vie sur place dans la boxe Food. Ce n'est pas facile la colocation, encore moins avec ses collègues de bureau, alors pour éviter les prises de tête entre nous il est indispensable de régler les problèmes de ménage de bouffe et d'argent.
Dans ma chambre je trouve un plan d’Islamabad, avec quelques règles de sécurité  qui régissent mes mouvements, notamment les quartiers dans lesquels je peux aller, le couvre feux, les quartiers dans lesquels je ne peux pas aller, les comportements que je ne peux pas avoir, les règles vestimentaires… je trouve également une tenue traditionnelle pour pouvoir sortir ainsi qu'un  téléphone avec une liste de tous les contacts de la mission que je dois obligatoirement garder chargé toujours sur moi. On me donne de quoi m’acheter des habits traditionnels et on m’emmène faire du shopping. Assez rapide le shopping, il suffit de choisir la couleur que l'on souhaite vue que les habits ont tous la même forme  !!!

Arrivée à islamabad

Dès l'atterrissage on peut observer la forte présence militaire. D'innombrables avions de l’armée partage le tarmac avec les avions de tourisme. À la frontière de l’aéroport on observe les murs d’enceinte d'une caserne, avec les fils barbelés. Officiellement 
les militaires ne prennent plus part aux décisions politiques, cependant  on sent leur présence. Je n'ai jamais été en Allemagne de l'est avant la chute du mur, mais c'est exactement comme ça que je m’imaginais la RDA.
Arrivée à l’aéroport je commence à remplir la feuille pour le service immigration. Je vois une personne qui attend à côté de moi, bon elle doit certainement attendre mon stylo. Ah ah, et bien non, il me demande de remplir sa feuille à l'aide de son passeport. Ok, me voilà secrétaire ! Lol, puis une autre personne me demande également, cette fois si avec un passeport afghan, la traduction en est un peu plus compliquée. Notamment il s'ouvre dans le sens inverse des livres occidentaux, eh oui, évidemment vu que l'écriture arabe se lit de droite à gauche, fallait y penser ^^
j'arrive donc au bureau du douanier en dernier, il ne reste plus que moi à passer, ce qui veut dire que le contrôle du passeport se fait assez rapidement. Et bien que né ni, le douanier prend mon passeport, le passe dans sa machine puis fait la même sur le bureau d’à côté, puis le montre à ses collègues. Heu… il y a un problème avec mon passeport ? Aucune réponse, je le vois partir avec afin de le montrer à son supérieur. Et je vois l’aéroport se vider, les passagers de mon vol ont tous déjà récupéré leur bagages, ils ont tous partis… il ne reste plus que moi… et une dizaine de douaniers, et quelques militaires… dans un aéroport assez glauque, ressemblant plus à l'aéroport de Bamako ou de N'Djamena qu'à celui de Doha  ! hum… un peu stressant quand même !! Finalement le chef vient me rendre mon passeport et il m'explique qu'ils n’ont pas l’habitude de voir 3 prénoms, et que ça ne passe pas dans leur informatique. Ouf, ce n'est que ça !
Enfin je sors de l’aéroport. J’aperçois une pancarte avec mon nom, trop bien, tout se passe bien. Et me voilà dans la voiture, tiens c'est vrai qu'il roule à gauche, ah oui, ancienne colonie britannique. C’est fou d’être surpris par des choses Que l'on sait. 
Sur la route je m’aperçois que les infrastructures routières et électriques ressemblent en quelque sorte à celles du Mali, à la différence que le trafic routier est essentiellement composé de Toyota et Suzuki.
Arrivée à la maison, le gardien se présente, me prend mes bagages et m’emmène à l’intérieure de la maison, à ce moment là, il me tend la main et m'accueille chaleureusement. Et oui,c'est vrai qu'ici il est mal vue d'avoir un contact physique entre deux personnes de sexe opposé. Il est plus prudent de se serrer la main en privé.

mercredi 17 janvier 2018

Paris-Doha


Première surprises : 

  • Les filles sont toutes voilées dans les publicités à la tv  !!!
  • L’aéroport de Doha est impressionnant tant en grandeur qu'en luxe, je pensais que celui de Dubaï était fou mais alors là, il y a compétition ! Des énormes aires de jeux pour les gamins, des shop de luxe partout, des spas, hôtels, etc… J'avais même oublié les ''espaces caviar''!!!
  • Choc des cultures dans cet aéroport. Dans la partie centrale on peut croiser des locaux en habit traditionnel qatarie au même titre que des touristes en partance pour des destinations de vacances telles que bangkok, on les repère bien ceux là  : en mini short/ débardeur ! Puis dès que l'on avance à l'intérieur du hall pour les destinations comme Islamabad, on s’aperçoit que subrepticement le voile remplace le mini short, jusqu’à l’arrivée
    devant les portes d'embarquement ou la burqa prend toute la place. Hum… ici commence l'adaptation : repérer les sièges libres isolés ou à côté des femmes/enfants. Il est interdit pour les femmes de s’asseoir à côté des hommes n'appartenant pas à leur famille et on repère facilement que je suis une femme seule ! De même dans le bus et dans l'avion. Il y’a des rangés qu'avec des femmes ou des enfants. Je prends note d'une bienveillance supérieur à notre culture envers les femmes et les personnes âgées.
  • J'adore l'habit traditionnel qatari, c'est magnifique, on se croirait dans le désert !!! Cela me fait déjà voyager !

Préparation d'une mission

Alors, comment ça se passe ?
Une fois recruté nous avons une semaine de formation au siège, commun à tous les métiers puis une semaine de formation spécifique à notre fonction. 
Ensuite l'attente commence, normalement dans les 3 mois qui suivent la formation nous recevons par mail une proposition de mission. Afin de nous aider à prendre notre décision nous recevons également une panoplie de documents comprenant entre autres, le contexte du pays, de la mission, le plan de sécurité , le descriptif de poste. Généralement nous partons 6 semaines après avoir reçu ce mail, ce qui nous laisse du temps pour faire notre visa mais surtout pour se préparer, se documenter sur le pays, les coutumes, les procédures, etc…
2 ou 3 jours avant le départ nous montons au siège afin de commencer les briefings. Généralement nous commençons par un rendez vous à Pasteur afin de vérifier notre état de santé et nos vaccinations, puis s’enchaîne les briefings avec les coordinateurs du siège. Cela nous permet de comprendre un peu mieux ce qu'on attend de nous, de comprendre un peu mieux le projet. Nous récupérons notre passeport ainsi que nos billets d'avion, notre carte MSF et notre t-shirt.
Puis juste avant de prendre l'avion nous passons au casier des départs afin d'emporter du matériel MSF pour la mission ou d'emmener des colis pour les expatriés déjà sur place. Si nous sommes bien surchargés nous pouvons prendre un taxi pour nous déposer à l'aéroport. Comme je transporte des vaccins, dans une glacière , j'eviterai de perdre du temps dans les transports parisiens et j’aurai le droit au taxi.
À l’aéroport je passe d'abord par la douane afin de détaxer le matériel que j'emporte puis hop, dans l'avion.

mardi 16 janvier 2018

Appréhension

Alors, qu'est ce qui me stress ?

Le stress est un moteur, il me permet de donner le meilleur de moi-même. Pour cela, il faut réussir à le gérer, pour ne pas qu'il prenne trop de place et qu'il me tétanise.

  • Peur de ne pas m’intégrer dans l’équipe : pour cela je dois faire des efforts de comportement
  • Peur de ne pas réussir à bien manager mon équipe : cela reviens un peu au même genre de peur que la première,  observation, communication et prise de recul seront mes meilleurs amis !!!
  • Peur de ne rien comprendre en anglais, car en face To face ça va à peu près mais en groupe c'est moins facile : reprendre des cours d'anglais en ligne
  • Peur de ne pas être assez compétente  : et bien je vais lire et relire les guide Line et tout se passera bien


lundi 15 janvier 2018

Log manager à Peshawar (Pakistan)

Première mission. Accomplissement d'un projet de plusieurs années.
 Il y a 5 ans, lorsque j'ai décidé de me lancer, je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps ! Pas après pas, avec quelques moments de sur place
 mais enfin le voyage arrive à sa fin. Même si cela ressemble plutôt à un début, pour moi cela reste l'accomplissement d'un projet. De mon projet de travailler dans l'humanitaire. Et quel bonheur de partir avec l’organisation la plus réputée au monde et dans une région qui attisait ma curiosité. Rien est arrivé par hasard, il n'y a pas de part de chance, c'est à force de persévérance, ou bien d'acharnement ! C'est pour avoir accès à ces zones en contexte anglophone que je suis partie en Nouvelle-Zélande et en Thaïlande apprendre l'anglais.  C'est pour pouvoir travailler dans cet organisation que j'ai repris mes études. 

dimanche 23 août 2015

Qu'est ce que ça m'apporte...

Je combats dans 3 semaines à Chiang-Mai...
Depuis 10 jours je suis vraiment dedans et j'avoue que je prends pas mal de plaisir, c'est mon challenge, mon aventure et j'ai vraiment envie d'y arriver. C'est dur mais c'est intéressant. ça permet de mieux se connaître, je suis tout le temps hyper crevé, mais c'est de la bonne fatigue (physique) quand on est dans cet état de fatigue extrême, on ne peut pas faire semblant. Notre vraie nature ressort. Par exemple, je m’aperçois qu'on peut encore me vexer facilement. ça veut dire que je suis encore sensible au regard des autres. Si on sait se remettre en question on peut toujours apprendre sur soi et s'améliorer. Les situations extrêmes, hors de notre confort quotidien, sont un peu des boosters, des révélateurs de notre personnalité, cela nous permet d'avancer un peu plus vite!

On m'a demandé ce que ça m'apportait, pourquoi je faisais ça... je n'ai pas trop su y répondre sur le coup. La plupart du temps je vis les choses sans me poser de questions. Mais c'est intéressant de réfléchir à pourquoi on aime ou on aime pas certaines choses. Alors j'ai cherché ce que ça m'apportait et j'ai trouvé! 
Tout d'abord c'est de la compétition sportive à haut niveau. Je dois m'entraîner aussi dur qu'un professionnel. Et c'est intéressant de vivre pour un moment cette expérience. C'est encore plus prenant qu'un boulot car même en dehors des entraînements je dois faire attention à mon alimentation, à mon sommeil, à mon hygiène de vie. ça prend 100% du temps. Je vis que pour ça pendant 4 semaines.
C'est aussi un peu l'aventure,comme toutes les premières fois. Je découvre de quoi mon corps est capable, je repousse mes limites jours après jours et mentalement j'essaie de me renforcer, de suivre une hygiène de vie parfaite, d'avoir confiance. Ce que je vis c'est un mélange entre compétition sportive de haut niveau et aventure extrême. Le côté aventure extrême je le ressens dans le fait qu'il n'y a rien entre l'adversaire et moi, il n'y a que mes gants et mon protège-dents. La différence entre combattre avec des protections et combattre sans protections c'est un peu comme la différence entre l'escalade libre et l'escalade artificielle, ou comme le ski en station et le ski de rando...Je n'ai pas le droit à l'erreur sinon ça peut faire mal. Il y a un risque à prendre en compte, comme le risque d'avalanche en montagne, le risque en canyoning.... Le physique est important mais le mental aussi, c'est complet. 
C'est une aventure géniale mais je ne peux emmener personne avec moi. Je me rends compte que pour réussir il faut penser à soi, être un peu égoïste car les autres n'ont pas les mêmes objectifs et du coup ils nous détournent de notre chemin. Je me rends compte que quand on a de l'ambition, quand on veut y arriver, notre objectif doit passer avant le reste. Je profite donc de ma vie de célibataire sans enfants pour accomplir des petits objectifs comme celui-là.

dimanche 3 mai 2015

Sawadee pee mai :)

Songkran est le nom thaïlandais de la fête du nouvel an bouddhique. Propre au bouddhisme theravāda et basée sur le calendrier lunaire, elle est fêtée également en Birmanie, au Cambodge, au Laos et chez les Dai duYunnan.

En Thaïlande, les réjouissances attachées à cette fête ont lieu tous les ans du 12 au 15 avril, mais suivant les villes, les dates peuvent varier. Cependant, la date exacte du nouvel an est toujours tributaire du cycle lunaire. Elle correspond aussi à la période la plus chaude de la saison sèche.

Traditionnellement, les gens rentrent dans leur famille et font acte de respect envers leurs aînés en leur versant un peu d'eau parfumée sur les mains. Si cette tradition se perpétue dans les familles, ses manifestations publiques ont énormément évolué et, aujourd'hui, la fête est devenue prétexte à de gigantesques batailles d'eau dans les rues des villes. (source wikipedia)

À Chiang Mai notamment, où cette fête est particulièrement célébrée, des pick-up chargés de bidons d'eau et de jeunes gens défilent dans les rues le long desquelles la foule est massée, « armée » de seaux d'eau. Les deux groupes, motorisés et piétons, s'aspergent mutuellement dans une ambiance bon enfant.

Durant les trois jours des célébrations, il est quasiment impossible de se déplacer dans les rues sans se faire asperger copieusement plusieurs fois.

Chaque année, le nouvel an bouddhique, qui voit le plus grand mouvement de population annuel en Asie du Sud-Est, est marqué d'accidents de la circulation dus à la conduite en état d'ébriété, mais plus encore à des jets d'eau qui font perdre aux motocyclistes le contrôle de leur machine.

Malheureusement, alors que cette fête se déroule traditionnellement dans le respect de l'autre (les Thaïs ne cherchent ni à faire mal ni à tremper quelqu'un qui demande expressément de ne pas être arrosé à son passage - par principe on arrosera un peu les mains ou une partie du corps anodine), l'attraction touristique internationale qu'elle génère aujourd'hui, additionnant des cultures différentes joint à des raisons de fêter différentes, donne de plus en plus un ton agressif à la gigantesque bataille d'eau. Dans les grands centres touristiques comme Phuket, Bangkok, Pataya, Chang Mai, il n'est pas rare de recevoir le jet d'un pistolet à eau dans les yeux, de se faire tremper d'eau glacée alors qu'on porte un enfant, qu'on aide une personne âgée à passer ...

dimanche 29 juin 2014

dernière semaine du voyage





Après 26h de transport pour rejoindre Koh-Tao, me voici enfin arrivée. Train + Train+ Bus+ Bateaux!!!! Faut être motivée quand même!!! Mais quelle récompense de voir s'approcher cette île.... Décor paradisiaque....
Que c'est agréable d'avoir quelqu'un qui vous attends sur le quai, de ne pas avoir à chercher ou dormir, de pouvoir enfin dire "non" aux nombreuses sollicitations des taxi-men!!!!
Ici je me sens vraiment en vacances! Palmier, cocotiers, plages de sable blanc, eau turquoise... décor de carte postale. Dans les magasines, ils ne mentent pas!!!!!
Koh-Tao est une petite île de 21km², située dans le golf de Thaïlande. Avec seulement 1400 habitants, on comptent plus de touristes que de locaux! J'ai choisi de faire un stop ici car c'est un le spot de plongé le plus réputé de Thaïlande. Et mis à part de la plongée, je ne sais pas trop ce qu'on peut y faire... De l Muay-Thai oui, mais d'après on ami, le club de Paï est bien mieux!
Du coup j'ai passé avec succès mon open water 1 de plongé ( SSI ), ce qui m'a évidemment donné envie de faire instructeur, au cas ou un jours j'ai envie de tout plaquer; et bien je pourrai m'installer ici, faire moniteur de plongé la journée et prof de taekwondo les soir!!!!!
Bref, petite semaine idyllique, à barboter avec les poissons :)

dimanche 22 juin 2014

derniere semaine...

Apres ces 15 jours de 'renaissance' il ne me reste plus qu'une semaine en Thailande... Deja?...
Que faire.... Je suis bien tentee par un trip de quelques jours dans la jungle... Mais un trip du genre 'survivor'!!! Pour apprendre a construire un campement, a trouver a manger, a survivre dans la jungle... Le probleme est que pour ce genre d'aventure il faut obligatoirement etre 2... 
Tant pis, je mise sur une prochaine occasion de le faire, la jungle elle n'est pas exclusivement en Thailande. So un autre monde a decouvrir me titille... Le monde sous-marin... Koh Tao, petite ile de Thailande, est reputee pour etre un des endroits les moins cher au monde pour pratiquer la plongee (pour une fois que ce n'est pas la NZ qui obtient un record du monde!!!) Then, let's go!!!
Bon, c'est pas la destination la plus simple a partir de Chiang Mai... 13h de train pour rejoindre Bangkok, puis 7h de train pour rejoindre Champhon, puis 20 min de bus et enfin 7h de bateau!!! Sans compter les temps d'attente en gare entre 2 train!!! Mais bon, ca vaut le coup!!!

Au revoir Chiang-Mai

 Lorsque j'ai entrepris mon premier voyage, je ne pensais pas que j'en entreprendrai d'autres. Je suis heureuse. Je quitte Chiang Mai, je ne suis ni contente ni triste de partir. Je pars c'est tout. Je suis heureuse. J'y ai fait beaucoup de rencontres, je me suis retrouvée, je me suis aimée. Merci ; Merci à toutes ces personnes avec qui j'ai partagé un instant, souvent fort, émouvant, intense comme le sont les rencontres éphémères. 
Caro la Française. Je suis passé par hasard devant sa guest house et je l'ai vue, elle m'a donné envie de la connaître, grâce à elle je me suis installée à la smile house. La smile house... Finalement j'y ai passé 3 week end, je ne me serai jamais couché avant 3h du mat',  que des soirées à ne faire que discuter au bord de la piscine. 
Grâce à Caro, à l'envie qu'elle m'a donné de la connaître, j'ai pu être la confidente d'un Turc, le temps d'une nuit. Il avait besoin de parler, il avait besoin de pleurer... Ça fait bizarre de voir un homme de sa carrure (genre typé rugbyman) se mettre à pleurer. Surtout que je ne m'y attendais vraiment pas. On parlait simplement, puis la confiance s'est installée, puis il s'est confié, il m'a raconté un bout de son histoire... Dur, lourde à porter, même pour une carrure fit. Instant précieux... Le calme de la nuit délie les langues plus facilement, et parfois c'est plus facile de se confier à un inconnu, à celui qui ne vous connaît pas, à celui qui ne vous jugera pas, à celui qui vous écoutera sans arrière-pensé. Juste besoin d'une oreille, attentive, sensible.
Puis j'ai passé plusieurs longues nuits avec 2 jeunes Français. Ils m'ont redonné de l'espoir, ils m'ont remotivé. À peine 20 ans et des rêves plein la tête. Je me suis revue à leur âge (c'est bizarre de se reconnaître dans quelqu'un), et ils se sont projetés à mon âge. ..Ce n'est pas facile de suivre ses rêves. Il faut faire des concessions, renoncer à des choses importantes, faire des choix difficiles, souffrir puis être libre, heureux d'accomplir ce à quoi on rêvait. J'espère vraiment les recroiser un jour. Seulement 19 ans mais un esprit bien plus ouvert que d'autre à 40 !

J'ai ensuite passé une semaine de remise en forme intensive, en faisant ce que j'ai toujours aimé faire : du sport ; de combat qui plus est. J'ai eu la chance de tombé sur une équipe fantastique. J'ai donné tout ce que j'avais, toute l'énergie dont je disposais, et j'ai réussi à suivre les entraînements. Je pensais en chier, ce qui était bien le cas, mais je ne pensais vraiment pas y arriver. Ça m'a redonné confiance, confiance en mon corps, j'ai commencé à me retrouver, à me sentir bien, à m'aimer un peu. Puis les personnes que j'ai rencontrées m'ont redonnées un peu confiance en moi. Je me suis sentie exister pour quelques un, je ne me suis pas sentie seule. 

Après avoir amorcé la réparation de mon corps, j'ai amorcé la réparation de mon esprit. Même si ça n'a pas été une franche partie de rigolade, je pense que ça m'a beaucoup apporté. Je laisse une partie de moi là bas. Une partie de ma vie. 

Chiang Maï... Au revoir... Presque 3 semaines... Intense... Merci. Je suis là et maintenant j'ai une envie d'avancer, de mordre dans la vie, rhouaaaaaaahouuuu !!!!! Je me sens légère... Pourvue que ça dure !








samedi 21 juin 2014

Conclusion sur la retraite!

Ce centre était sûrement moins strict que d'autres temples, mais pour débuter ce n'est pas si mal. Les cours sont de qualités, le moine a un bon humour et il raconte bien les histoires. Par contre l'endroit en lui même n'est pas si calme, même si nous sommes isolés du temple principal
il y a pas mal de passage. 
J'espère pouvoir intégrer  la pratique de la méditation dans ma vie quotidienne. Et j'aimerai vraiment retenter l'expérience, et pourquoi pas pour 21 jours... Je n'emporterai aucune tentation (pas de livre, pas de téléphone avec photo ou musique, pas de cigarettes, pas de stylo, pas de papier...) Et je choisirai un centre moins tourné vers l'internationale, plus locale, plus « authentique », dans un endroit plus reculé, plus au calme. Voilà encore une idée de voyage !!! J'ai comme l'impression d'avoir envie de revenir...

vendredi 20 juin 2014

Buddha-day

Un Buddha day c'est un peu comme le dimanche dans notre calendrier. Les Bouddhistes vivent selon le calendrier lunaire. Le Bouddha day correspond à une phase de la lune (Full, new, half)  c'est environ tous les 10 jours.

Les Thaï pensent que les actions sont plus importantes le jours du Bouddha day, ils essaient donc de faire un effort, comme ne pas fumer, ne pas boire d'alcool, apporter des offrandes. 
Comme c'est un jour un peu spécial, aujourd'hui nous n'avons donc pas chanté les mêmes mantras,  Nous sommes montés au temple pour participer à la cérémonie. Faire 3 ou 4 fois le tour de la cours, déposer une fleur, brûler de l'encens, puis chanter. J'adore chanter, même si j'y comprends rien, ça sort du plus profond de moi, ça fait du bien !




mercredi 18 juin 2014

7 jours de silence et de méditation...


Extrait d'une note avant le départ : « Je suis curieuse de savoir ce que va m'apporter la retraite silencieuse, si ça va m'apaiser. Je souhaite faire quelque chose de bien de ma vie, pouvoir regarder en arrière et être sereine, être contente de ce que j'ai accompli et de ce qu'il me reste à accomplir. »
Les 3 premiers jours ont été difficile... La cigarette me manquait... La lecture, le sport, l'écriture... Tout me manquait... D'ailleurs j'ai triché... J'ai fumé, seulement 3 fois je vous jure... Puis j'ai lu... Mais c'était une livre sur le mouvement Boudhiste zen au Japon... Allez...c'est pas trop grave, n'est ce pas ? (bon ok peu importe, j'ai triché, j'accepte mon erreur) Et j'ai également écris... Puis j'ai pas pu m'empécher de faire un peu de muscu le soir... mais seulement 2 fois...hum... J'ai pas été très forte ! Je me demandais même comment j'allais tenir 7 jours...
Extrait d'une note le 2° jour : « Je ne sais pas ce que je fais ici...Interdit de parler, de lire, écrire, écouter de la musique... Je me fais chier !!! J'ai pas l'impression que la méditation m'apporte quelque chose... »

Puis à un moment donné, tout c'est éclaircie, j'ai su que j'étais exactement là ou je devais être. C'était logique, tout était logique. Tout était à sa place, en harmonie, tout était clair, il ne pouvait en être autrement, c'était normal. Je ne sais comment décrire ce que j'ai ressentie. Comme si tout était expliqué, qu'il n'y avait plus de question sur le fonctionnement du monde, c'était comme ça et c'est tout. J'étais sereine, en paix avec moi même, en harmonie avec tous les éléments.
Extrait d'une note le 3° jour : « J'ai l'impression de sortir du tunnel, la sortie est dans le brouillard mais c'est pas grave je sais que le soleil se lèvera encore une fois. Je suis exactement là ou je dois être. J'avance, je suis heureuse, si je regarde en arrière c'est pas si mal, un peu décousu mais c'est ma vie, et c'est ainsi. »

Ensuite l'intensité de ce sentiment a diminué, puis j'ai eu du mal à ne plus m'arrêter sur mes pensées, à faire le vide. Car dès le 5° jour, je ne pouvais m'empêcher de penser au jour du départ qui se rapprochait. Je m'attendais également à ressentir une nouvelle fois cette paix intérieure, or quand on médite, il ne faut rien attendre, juste le faire. Mais on a beau le savoir, ce n'est pas facile de se corriger !!!