jeudi 18 janvier 2018

Arrivée à islamabad

Dès l'atterrissage on peut observer la forte présence militaire. D'innombrables avions de l’armée partage le tarmac avec les avions de tourisme. À la frontière de l’aéroport on observe les murs d’enceinte d'une caserne, avec les fils barbelés. Officiellement 
les militaires ne prennent plus part aux décisions politiques, cependant  on sent leur présence. Je n'ai jamais été en Allemagne de l'est avant la chute du mur, mais c'est exactement comme ça que je m’imaginais la RDA.
Arrivée à l’aéroport je commence à remplir la feuille pour le service immigration. Je vois une personne qui attend à côté de moi, bon elle doit certainement attendre mon stylo. Ah ah, et bien non, il me demande de remplir sa feuille à l'aide de son passeport. Ok, me voilà secrétaire ! Lol, puis une autre personne me demande également, cette fois si avec un passeport afghan, la traduction en est un peu plus compliquée. Notamment il s'ouvre dans le sens inverse des livres occidentaux, eh oui, évidemment vu que l'écriture arabe se lit de droite à gauche, fallait y penser ^^
j'arrive donc au bureau du douanier en dernier, il ne reste plus que moi à passer, ce qui veut dire que le contrôle du passeport se fait assez rapidement. Et bien que né ni, le douanier prend mon passeport, le passe dans sa machine puis fait la même sur le bureau d’à côté, puis le montre à ses collègues. Heu… il y a un problème avec mon passeport ? Aucune réponse, je le vois partir avec afin de le montrer à son supérieur. Et je vois l’aéroport se vider, les passagers de mon vol ont tous déjà récupéré leur bagages, ils ont tous partis… il ne reste plus que moi… et une dizaine de douaniers, et quelques militaires… dans un aéroport assez glauque, ressemblant plus à l'aéroport de Bamako ou de N'Djamena qu'à celui de Doha  ! hum… un peu stressant quand même !! Finalement le chef vient me rendre mon passeport et il m'explique qu'ils n’ont pas l’habitude de voir 3 prénoms, et que ça ne passe pas dans leur informatique. Ouf, ce n'est que ça !
Enfin je sors de l’aéroport. J’aperçois une pancarte avec mon nom, trop bien, tout se passe bien. Et me voilà dans la voiture, tiens c'est vrai qu'il roule à gauche, ah oui, ancienne colonie britannique. C’est fou d’être surpris par des choses Que l'on sait. 
Sur la route je m’aperçois que les infrastructures routières et électriques ressemblent en quelque sorte à celles du Mali, à la différence que le trafic routier est essentiellement composé de Toyota et Suzuki.
Arrivée à la maison, le gardien se présente, me prend mes bagages et m’emmène à l’intérieure de la maison, à ce moment là, il me tend la main et m'accueille chaleureusement. Et oui,c'est vrai qu'ici il est mal vue d'avoir un contact physique entre deux personnes de sexe opposé. Il est plus prudent de se serrer la main en privé.

mercredi 17 janvier 2018

Paris-Doha


Première surprises : 

  • Les filles sont toutes voilées dans les publicités à la tv  !!!
  • L’aéroport de Doha est impressionnant tant en grandeur qu'en luxe, je pensais que celui de Dubaï était fou mais alors là, il y a compétition ! Des énormes aires de jeux pour les gamins, des shop de luxe partout, des spas, hôtels, etc… J'avais même oublié les ''espaces caviar''!!!
  • Choc des cultures dans cet aéroport. Dans la partie centrale on peut croiser des locaux en habit traditionnel qatarie au même titre que des touristes en partance pour des destinations de vacances telles que bangkok, on les repère bien ceux là  : en mini short/ débardeur ! Puis dès que l'on avance à l'intérieur du hall pour les destinations comme Islamabad, on s’aperçoit que subrepticement le voile remplace le mini short, jusqu’à l’arrivée
    devant les portes d'embarquement ou la burqa prend toute la place. Hum… ici commence l'adaptation : repérer les sièges libres isolés ou à côté des femmes/enfants. Il est interdit pour les femmes de s’asseoir à côté des hommes n'appartenant pas à leur famille et on repère facilement que je suis une femme seule ! De même dans le bus et dans l'avion. Il y’a des rangés qu'avec des femmes ou des enfants. Je prends note d'une bienveillance supérieur à notre culture envers les femmes et les personnes âgées.
  • J'adore l'habit traditionnel qatari, c'est magnifique, on se croirait dans le désert !!! Cela me fait déjà voyager !

Préparation d'une mission

Alors, comment ça se passe ?
Une fois recruté nous avons une semaine de formation au siège, commun à tous les métiers puis une semaine de formation spécifique à notre fonction. 
Ensuite l'attente commence, normalement dans les 3 mois qui suivent la formation nous recevons par mail une proposition de mission. Afin de nous aider à prendre notre décision nous recevons également une panoplie de documents comprenant entre autres, le contexte du pays, de la mission, le plan de sécurité , le descriptif de poste. Généralement nous partons 6 semaines après avoir reçu ce mail, ce qui nous laisse du temps pour faire notre visa mais surtout pour se préparer, se documenter sur le pays, les coutumes, les procédures, etc…
2 ou 3 jours avant le départ nous montons au siège afin de commencer les briefings. Généralement nous commençons par un rendez vous à Pasteur afin de vérifier notre état de santé et nos vaccinations, puis s’enchaîne les briefings avec les coordinateurs du siège. Cela nous permet de comprendre un peu mieux ce qu'on attend de nous, de comprendre un peu mieux le projet. Nous récupérons notre passeport ainsi que nos billets d'avion, notre carte MSF et notre t-shirt.
Puis juste avant de prendre l'avion nous passons au casier des départs afin d'emporter du matériel MSF pour la mission ou d'emmener des colis pour les expatriés déjà sur place. Si nous sommes bien surchargés nous pouvons prendre un taxi pour nous déposer à l'aéroport. Comme je transporte des vaccins, dans une glacière , j'eviterai de perdre du temps dans les transports parisiens et j’aurai le droit au taxi.
À l’aéroport je passe d'abord par la douane afin de détaxer le matériel que j'emporte puis hop, dans l'avion.

mardi 16 janvier 2018

Appréhension

Alors, qu'est ce qui me stress ?

Le stress est un moteur, il me permet de donner le meilleur de moi-même. Pour cela, il faut réussir à le gérer, pour ne pas qu'il prenne trop de place et qu'il me tétanise.

  • Peur de ne pas m’intégrer dans l’équipe : pour cela je dois faire des efforts de comportement
  • Peur de ne pas réussir à bien manager mon équipe : cela reviens un peu au même genre de peur que la première,  observation, communication et prise de recul seront mes meilleurs amis !!!
  • Peur de ne rien comprendre en anglais, car en face To face ça va à peu près mais en groupe c'est moins facile : reprendre des cours d'anglais en ligne
  • Peur de ne pas être assez compétente  : et bien je vais lire et relire les guide Line et tout se passera bien


lundi 15 janvier 2018

Log manager à Peshawar (Pakistan)

Première mission. Accomplissement d'un projet de plusieurs années.
 Il y a 5 ans, lorsque j'ai décidé de me lancer, je ne pensais pas que cela prendrait autant de temps ! Pas après pas, avec quelques moments de sur place
 mais enfin le voyage arrive à sa fin. Même si cela ressemble plutôt à un début, pour moi cela reste l'accomplissement d'un projet. De mon projet de travailler dans l'humanitaire. Et quel bonheur de partir avec l’organisation la plus réputée au monde et dans une région qui attisait ma curiosité. Rien est arrivé par hasard, il n'y a pas de part de chance, c'est à force de persévérance, ou bien d'acharnement ! C'est pour avoir accès à ces zones en contexte anglophone que je suis partie en Nouvelle-Zélande et en Thaïlande apprendre l'anglais.  C'est pour pouvoir travailler dans cet organisation que j'ai repris mes études. 

dimanche 23 août 2015

Qu'est ce que ça m'apporte...

Je combats dans 3 semaines à Chiang-Mai...
Depuis 10 jours je suis vraiment dedans et j'avoue que je prends pas mal de plaisir, c'est mon challenge, mon aventure et j'ai vraiment envie d'y arriver. C'est dur mais c'est intéressant. ça permet de mieux se connaître, je suis tout le temps hyper crevé, mais c'est de la bonne fatigue (physique) quand on est dans cet état de fatigue extrême, on ne peut pas faire semblant. Notre vraie nature ressort. Par exemple, je m’aperçois qu'on peut encore me vexer facilement. ça veut dire que je suis encore sensible au regard des autres. Si on sait se remettre en question on peut toujours apprendre sur soi et s'améliorer. Les situations extrêmes, hors de notre confort quotidien, sont un peu des boosters, des révélateurs de notre personnalité, cela nous permet d'avancer un peu plus vite!

On m'a demandé ce que ça m'apportait, pourquoi je faisais ça... je n'ai pas trop su y répondre sur le coup. La plupart du temps je vis les choses sans me poser de questions. Mais c'est intéressant de réfléchir à pourquoi on aime ou on aime pas certaines choses. Alors j'ai cherché ce que ça m'apportait et j'ai trouvé! 
Tout d'abord c'est de la compétition sportive à haut niveau. Je dois m'entraîner aussi dur qu'un professionnel. Et c'est intéressant de vivre pour un moment cette expérience. C'est encore plus prenant qu'un boulot car même en dehors des entraînements je dois faire attention à mon alimentation, à mon sommeil, à mon hygiène de vie. ça prend 100% du temps. Je vis que pour ça pendant 4 semaines.
C'est aussi un peu l'aventure,comme toutes les premières fois. Je découvre de quoi mon corps est capable, je repousse mes limites jours après jours et mentalement j'essaie de me renforcer, de suivre une hygiène de vie parfaite, d'avoir confiance. Ce que je vis c'est un mélange entre compétition sportive de haut niveau et aventure extrême. Le côté aventure extrême je le ressens dans le fait qu'il n'y a rien entre l'adversaire et moi, il n'y a que mes gants et mon protège-dents. La différence entre combattre avec des protections et combattre sans protections c'est un peu comme la différence entre l'escalade libre et l'escalade artificielle, ou comme le ski en station et le ski de rando...Je n'ai pas le droit à l'erreur sinon ça peut faire mal. Il y a un risque à prendre en compte, comme le risque d'avalanche en montagne, le risque en canyoning.... Le physique est important mais le mental aussi, c'est complet. 
C'est une aventure géniale mais je ne peux emmener personne avec moi. Je me rends compte que pour réussir il faut penser à soi, être un peu égoïste car les autres n'ont pas les mêmes objectifs et du coup ils nous détournent de notre chemin. Je me rends compte que quand on a de l'ambition, quand on veut y arriver, notre objectif doit passer avant le reste. Je profite donc de ma vie de célibataire sans enfants pour accomplir des petits objectifs comme celui-là.

dimanche 3 mai 2015

Sawadee pee mai :)

Songkran est le nom thaïlandais de la fête du nouvel an bouddhique. Propre au bouddhisme theravāda et basée sur le calendrier lunaire, elle est fêtée également en Birmanie, au Cambodge, au Laos et chez les Dai duYunnan.

En Thaïlande, les réjouissances attachées à cette fête ont lieu tous les ans du 12 au 15 avril, mais suivant les villes, les dates peuvent varier. Cependant, la date exacte du nouvel an est toujours tributaire du cycle lunaire. Elle correspond aussi à la période la plus chaude de la saison sèche.

Traditionnellement, les gens rentrent dans leur famille et font acte de respect envers leurs aînés en leur versant un peu d'eau parfumée sur les mains. Si cette tradition se perpétue dans les familles, ses manifestations publiques ont énormément évolué et, aujourd'hui, la fête est devenue prétexte à de gigantesques batailles d'eau dans les rues des villes. (source wikipedia)

À Chiang Mai notamment, où cette fête est particulièrement célébrée, des pick-up chargés de bidons d'eau et de jeunes gens défilent dans les rues le long desquelles la foule est massée, « armée » de seaux d'eau. Les deux groupes, motorisés et piétons, s'aspergent mutuellement dans une ambiance bon enfant.

Durant les trois jours des célébrations, il est quasiment impossible de se déplacer dans les rues sans se faire asperger copieusement plusieurs fois.

Chaque année, le nouvel an bouddhique, qui voit le plus grand mouvement de population annuel en Asie du Sud-Est, est marqué d'accidents de la circulation dus à la conduite en état d'ébriété, mais plus encore à des jets d'eau qui font perdre aux motocyclistes le contrôle de leur machine.

Malheureusement, alors que cette fête se déroule traditionnellement dans le respect de l'autre (les Thaïs ne cherchent ni à faire mal ni à tremper quelqu'un qui demande expressément de ne pas être arrosé à son passage - par principe on arrosera un peu les mains ou une partie du corps anodine), l'attraction touristique internationale qu'elle génère aujourd'hui, additionnant des cultures différentes joint à des raisons de fêter différentes, donne de plus en plus un ton agressif à la gigantesque bataille d'eau. Dans les grands centres touristiques comme Phuket, Bangkok, Pataya, Chang Mai, il n'est pas rare de recevoir le jet d'un pistolet à eau dans les yeux, de se faire tremper d'eau glacée alors qu'on porte un enfant, qu'on aide une personne âgée à passer ...